Charles-Edward, monteur vidéo freelance, entre une plateforme de freelances et une collaboration en direct à son bureau de montage
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Freelance et plateformes

Plateforme ou monteur en direct : où trouver votre monteur vidéo ?

Par , monteur vidéo depuis 2015Publié le 7 min de lecture

Malt, Fiverr, ComeUp ou un monteur contacté en direct ? Je suis passé par toutes ces solutions, côté vendeur comme côté client : voici ce qui change vraiment.

Dans cet article
  1. Plateforme ou en direct : ce qui change vraiment
  2. Malt, Fiverr, ComeUp : trois logiques différentes
  3. Ce que les plateformes font bien
  4. Les limites qu’on ne vous dit pas
  5. Travailler en direct avec un monteur vidéo freelance
  6. Une règle à respecter : ne contournez pas la plateforme
  7. Mon conseil selon votre situation
  8. Pour conclure

Si vous me découvrez : je monte des vidéos depuis 2015, et j’ai connu à peu près toutes les façons de trouver des clients. Je vends sur ComeUp depuis l’époque où ça s’appelait encore 5euros.com, j’ai un profil Malt, j’ai testé Fiverr des deux côtés (comme client puis comme vendeur), et je travaille aussi en direct avec les créateurs qui me contactent via ce site.

Du coup, quand on me demande s’il vaut mieux passer par une plateforme ou contacter un monteur en direct, je suis plutôt bien placé pour répondre… et assez mal placé pour être neutre, j’en conviens. 😏 Je vais donc essayer de vous donner les vrais avantages et les vrais pièges de chaque solution, sans vous vendre l’une plutôt que l’autre.

Plateforme ou en direct : ce qui change vraiment

Sur le montage lui-même, pas grand-chose : un bon monteur reste un bon monteur, qu’il soit sur Malt ou sur son propre site. Ce qui change, c’est tout ce qu’il y a autour : la façon dont vous le trouvez, dont vous payez, dont vous échangez, et ce qui se passe si ça tourne mal.

Comparatif pour trouver un monteur vidéo : plateforme comme Malt, Fiverr ou ComeUp, ou monteur freelance contacté en direct
Le montage est le même. C’est tout ce qu’il y a autour qui change.

La plateforme, c’est un intermédiaire. Elle vous montre des profils, des avis, garde votre argent jusqu’à la livraison, et prend une commission au passage. En direct, il n’y a que vous et le monteur : plus de liberté, pas de frais d’intermédiaire, mais aussi plus de vérifications à faire vous-même.

(Et les agences ? C’est encore un autre modèle, avec une équipe complète et des tarifs sur devis, plutôt pensé pour les gros volumes. Ici, je me concentre sur les monteurs indépendants.)

Malt, Fiverr, ComeUp : trois logiques différentes

On met souvent ces trois plateformes dans le même sac. Pourtant, elles ne fonctionnent pas du tout pareil.

Trois façons de trouver un monteur vidéo sur une plateforme : profils de freelances, catalogue mondial de services ou services francophones
Profils, catalogue mondial ou services en français : trois façons de chercher.

Malt, c’est un peu le LinkedIn des freelances : vous cherchez une compétence, vous tombez sur un mur de profils avec leur tarif à la journée et leurs avis, puis vous demandez des devis. On choisit d’abord une personne, et ensuite on parle du projet. J’en ai fait un retour complet dans mon avis sur Malt.

Fiverr, c’est l’inverse : un immense catalogue mondial de services, à tous les prix, souvent en anglais. On choisit d’abord une offre, puis éventuellement le profil derrière. Quand je l’ai testé comme client pour le trailer de ma chaîne La Puissance, c’était simple et efficace. Comme vendeur, j’ai découvert l’envers du décor (j’y reviens plus bas).

ComeUp (l’ancien 5euros.com), c’est le même principe de services avec options, mais en français et avec des vendeurs majoritairement francophones. C’est là que j’ai rencontré une grosse partie de mes clients : Misha & Alex m’ont contacté sur ComeUp en 2023 pour une première vidéo, et Clara m’y a confié son troisième projet en six mois. Si ça vous intéresse, j’ai aussi raconté mon expérience de vendeur sur 5euros.com.

Ce que les plateformes font bien

Je ne vais pas cracher dans la soupe : pour un client, les plateformes ont de vrais avantages, surtout pour une première collaboration.

D’abord, votre paiement est protégé : la plateforme garde l’argent et ne le verse au monteur qu’une fois la commande livrée. Ensuite, les avis sont liés à de vraies commandes, ce qui limite les faux témoignages. Et en cas de litige, il y a un service client pour trancher. Bref, c’est rassurant, et c’est normal que beaucoup de créateurs commencent par là.

Dernier avantage, et pas des moindres : vous pouvez comparer très vite plusieurs profils, leurs prix de départ et leurs délais, sans envoyer dix e-mails.

Les limites qu’on ne vous dit pas

Sauf que tout ça a un prix, et pas seulement en euros.

Il y a d’abord les frais. Sur la plupart des plateformes, une commission est prélevée sur le monteur, et des frais de service s’ajoutent souvent à votre facture. Quand j’ai écrit mon article sur Malt en 2022, la plateforme prenait par exemple entre 15 et 19 % HT au total sur chaque commande, entre la part du client et celle du freelance (vérifiez les conditions actuelles, elles évoluent). Forcément, ça se répercute quelque part : soit sur votre prix, soit sur le temps que le monteur peut se permettre de passer sur votre vidéo.

Il y a ensuite la course aux prix. Sur une plateforme mondiale, un monteur français se retrouve en concurrence directe avec des vendeurs de pays où le coût de la vie n’a rien à voir. Pour décrocher leurs premiers avis, beaucoup cassent leurs prix… et doivent ensuite enchaîner les commandes pour s’en sortir. Sur Fiverr, j’ai vu de près cette logique où le client est roi, quitte à précariser les vendeurs : ce n’est pas forcément une bonne nouvelle pour la qualité de votre vidéo.

Enfin, l’échange reste encadré : messagerie interne, formats imposés, options à cocher (miniature, sous-titres…). Pour une vidéo simple, aucun souci. Pour une chaîne qui veut construire un vrai style sur la durée, c’est parfois un peu étroit.

Travailler en direct avec un monteur vidéo freelance

En direct, la relation change. Vous parlez à la personne qui va monter votre vidéo, sans intermédiaire, vous pouvez caler un appel, partager vos références et vos rushs comme vous le souhaitez, et construire un style ensemble au fil des vidéos, jusqu’au hook de vos introductions. Pas de frais de plateforme, et souvent plus de souplesse pour un volume régulier. C’est d’ailleurs comme ça que je travaille avec la plupart des créateurs qui me trouvent via ce site : un monteur vidéo freelance, un devis fixe sous 24 h, et on avance.

Checklist pour vérifier un monteur vidéo freelance avant de payer en direct : SIRET, devis écrit, factures, avis et vidéos complètes
Deux minutes de vérification, et vous travaillez l’esprit tranquille.

La contrepartie, c’est qu’il n’y a plus de plateforme pour vous protéger. C’est donc à vous de vérifier quelques points avant de payer : que le monteur a un vrai statut (un numéro SIRET, ça se vérifie en deux minutes), qu’il vous envoie un devis écrit avec le prix, le délai et le nombre de retours, qu’il émet des factures, et qu’il a des avis ailleurs que sur son propre site. Et comme partout, demandez à voir des vidéos complètes, pas seulement une bande démo.

Un acompte à la commande, c’est normal et sain pour les deux parties. Payer 100 % d’avance sans rien d’écrit à quelqu’un dont vous ne savez rien, par contre, c’est non. Pour le reste (où chercher, quoi lui écrire, comment juger un portfolio), tout est dans mon guide pour trouver un monteur vidéo YouTube.

Une règle à respecter : ne contournez pas la plateforme

Petit point qu’on oublie souvent : si vous avez trouvé un monteur sur une plateforme, la plupart d’entre elles interdisent de poursuivre la collaboration en dehors pour éviter leur commission. Proposer à un vendeur de « passer en direct » pour économiser les frais, c’est lui demander d’enfreindre les règles (et risquer son compte). Les plateformes ont un coût, mais elles ont aussi trouvé le client : c’est le jeu.

Le direct, c’est donc pour les monteurs que vous trouvez par vous-même : sur leur site, sur YouTube, par recommandation.

Mon conseil selon votre situation

Si c’est votre toute première vidéo déléguée, avec un petit budget et peu de recul, une plateforme francophone est un bon point de départ : vous êtes protégé, et vous apprenez à briefer un monteur. (Et si vous lancez tout juste votre chaîne, mon guide pour bien démarrer sur YouTube vous évitera quelques erreurs avant même le montage.) Si vous voulez aller au moins cher possible, Fiverr peut dépanner, mais allez-y en connaissance de cause (et relisez mon article sur comment payer moins cher son montage sans mauvaise surprise).

Si vous publiez régulièrement et que vous cherchez un monteur sur la durée, le direct prend tout son sens : une relation suivie, un style qui s’affine, un volume organisé ensemble. C’est là qu’on gagne le plus en qualité comme en temps.

Et dans tous les cas, comparez des choses comparables : même volume de rushs, mêmes livrables, même nombre de retours. J’ai détaillé tout ça (et mes propres prix) dans combien coûte vraiment un monteur vidéo YouTube.

Pour conclure

Plateforme ou direct, il n’y a pas de mauvais choix, seulement des choix plus ou moins adaptés à votre situation. La plateforme rassure et simplifie au début ; le direct construit une vraie collaboration sur la durée. L’essentiel, c’est de tomber sur quelqu’un de sérieux, qui vous pose des questions avant de vous donner un prix.

Et si vous préférez qu’on en parle directement, décrivez-moi votre projet ici : je vous réponds personnellement sous 24 h. Vous pouvez aussi passer par mon profil ComeUp et ses plus de 1 000 avis, si vous vous sentez plus à l’aise avec une plateforme. À très vite ! 🙂

À retenir
  • Le montage est le même : ce qui change, c’est le paiement, les frais, les échanges et la protection.
  • Les plateformes rassurent pour un premier projet ; le direct construit une collaboration sur la durée.
  • En direct, vérifiez SIRET, devis écrit, factures, avis externes et vidéos complètes.
  • Un monteur trouvé sur une plateforme se paie sur la plateforme.

Les termes de cet article

Vous préférez qu’on monte à votre place ?

Plus de 1 200 clients depuis 2015 et 1 000+ avis positifs sur ComeUp. Envoyez vos rushs : je vous réponds sous 24 h.

Parler de mon projet
Charles-Edward Ouvril Proust
Charles-Edward Ouvril Proust

Monteur vidéo freelance depuis 2015, spécialisé dans le montage YouTube. Plus de 1 200 clients accompagnés. Mon parcours · ComeUp · Malt

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