Lexique · 60 termes
Lexique du montage vidéo
Vous vous lancez dans le montage vidéo, ou vous voulez comprendre les termes techniques qu’utilise votre monteur ? Ce lexique est fait pour vous : des définitions claires, sans jargon, pour maîtriser le vocabulaire du montage vidéo et des statistiques YouTube.
Monteur vidéo freelance depuis plus de 10 ans, j’ai rassemblé ici les termes que j’utilise tous les jours, avec mes conseils de monteur. Survolez une carte pour les découvrir.

Les définitions complètes
Les 15 termes les plus recherchés, expliqués en détail. Et chacun des 60 termes du lexique a aussi sa propre page.
Montage et coupes
Tout ce qui se passe sur la timeline : trier, couper, enchaîner. C’est là que se joue le rythme d’une vidéo.
12 termes
Rush
Un fichier vidéo brut, tel qu’il sort de la caméra, avant tout montage.
Plus vos rushs sont bien filmés et bien rangés, plus le montage va vite (et moins il coûte cher).
Derush
L’étape où l’on trie les rushs pour ne garder que les meilleures prises.
Invisible pour le spectateur, mais c’est souvent elle qui fait le rythme de la vidéo.
Timeline
La ligne de temps du logiciel, où l’on place et découpe images, sons et textes.
Elle s’organise en pistes : vidéo principale, illustrations, titres, voix, musique, bruitages.
Jump cut
Une coupe franche dans un même plan, qui fait « sauter » l’image pour supprimer un temps mort.
Parfait en facecam pour enlever les silences, à condition de ne pas en abuser.
J-Cut & L-Cut
Deux techniques où le son déborde sur le plan d’avant ou d’après, pour des transitions fluides.
Le spectateur ne les remarque pas, mais la vidéo paraît tout de suite plus naturelle.
B-roll
Les plans d’illustration qui viennent recouvrir la prise de vue principale.
Ils relancent l’attention, cachent les coupes et rendent les explications concrètes.
Plan de coupe
Un plan inséré brièvement pour couvrir une coupe ou montrer un détail.
Une main, un objet, une réaction : il permet de couper dans une phrase sans que ça se voie.
Raccord
La continuité entre deux plans : geste, regard, lumière ou position d’un objet.
Un faux raccord, c’est le verre plein puis vide d’un plan à l’autre : le spectateur le voit toujours.
Cut on action
Couper pendant un mouvement, pour que le geste masque le changement de plan.
Le mouvement attire l’œil, la coupe passe inaperçue.
Match cut
Une transition qui relie deux plans par une forme, un mouvement ou un son identique.
Bien trouvé, c’est le genre de détail qui fait dire « joli montage » en commentaire.
Montage alterné
Alterner deux actions qui se déroulent en même temps pour créer de la tension.
Très efficace pour un avant/après, un défi ou une comparaison.
Speed ramp
Une accélération ou un ralenti progressif à l’intérieur d’un même plan.
Dosé, il donne de l’énergie ; systématique, il devient vite un gadget.
Image et effets
Les couleurs, les animations et tout ce qui habille l’image pour la rendre plus claire et plus belle.
9 termes
Colorimétrie
L’ajustement des couleurs d’une vidéo pour une image cohérente et professionnelle.
Une bonne colorimétrie ne se remarque pas : elle rend simplement l’image plus agréable.
Étalonnage
L’étape qui donne un style, une ambiance de couleur à la vidéo, après la correction.
On corrige d’abord (blancs, exposition), on étalonne ensuite.
LUT
Un fichier qui applique d’un coup une transformation de couleurs, comme un filtre.
Pratique comme point de départ, rarement suffisant tel quel.
Keyframe
Une image clé qui fixe la valeur d’un réglage à un instant donné, pour l’animer.
Deux keyframes, et un zoom, un déplacement ou un fondu prend vie.
Masque
Une zone dessinée pour limiter un effet à une partie de l’image.
Flouter un logo, éclaircir un visage, détourer un objet : tout passe par les masques.
Incrustation
Remplacer un fond uni (souvent vert) par une autre image.
Le résultat dépend surtout de la lumière au tournage, bien plus que du logiciel.
Stabilisation
Le traitement qui réduit les tremblements d’une image filmée à main levée.
Elle recadre légèrement l’image : mieux vaut filmer stable que tout rattraper au montage.
Motion design
L’animation de textes, de formes et de graphiques dans une vidéo.
Titres, schémas, chiffres qui s’affichent : je le réalise sur After Effects.
Sous-titres dynamiques
Des sous-titres animés, quelques mots à la fois, souvent avec un mot mis en valeur.
Indispensables sur les formats courts, souvent regardés sans le son.
Son
On l’oublie souvent, pourtant le son fait la moitié de la vidéo. Un spectateur pardonne une image moyenne, rarement un son pénible.
6 termes
Sound design
Le travail des bruitages et effets sonores qui accompagnent l’image.
Un « whoosh », un clic, une ambiance : le son guide l’attention autant que l’image.
Mixage
L’équilibre des volumes entre la voix, la musique et les effets.
Règle d’or : la voix doit toujours rester parfaitement compréhensible.
Ducking
Baisser automatiquement la musique quand quelqu’un parle.
La musique remonte dans les silences, et redescend dès que la voix revient.
Room tone
Le « silence » propre à une pièce, enregistré pour combler les coupes.
Sans lui, chaque coupe laisse un trou sonore qui s’entend.
Débruitage
La réduction des bruits parasites : souffle, ventilateur, écho, circulation.
Il sauve un son moyen, mais ne remplace jamais un bon micro.
Normalisation
Ramener le volume d’une vidéo à un niveau standard et régulier.
Pour que le spectateur n’ait pas à toucher au volume d’une vidéo à l’autre.
Narration et stratégie YouTube
Ce qui donne envie de cliquer, puis de rester jusqu’au bout. Le montage commence souvent avant même le tournage.
11 termes
Hook
L’accroche des premières secondes, qui donne envie de rester.
C’est lui qui décide si le spectateur continue ou passe à la vidéo suivante.
Storytelling
L’art de raconter votre contenu comme une histoire, avec un début, une tension et une fin.
Même un tuto se raconte : un problème, un chemin, une solution.
Script
Le texte ou le plan détaillé de la vidéo, écrit avant le tournage.
Un bon script, c’est un montage qui va deux fois plus vite.
Pattern interrupt
Un changement brusque (zoom, son, plan) qui relance l’attention quand elle retombe.
Utile pour casser la monotonie, lassant s’il revient toutes les trois secondes.
Open loop
Annoncer quelque chose qui ne sera révélé que plus tard dans la vidéo.
« On y reviendra, croyez-moi » : la curiosité fait rester jusqu’au bout.
Call to action (CTA)
L’appel à l’action : s’abonner, cliquer sur un lien, regarder une autre vidéo.
Placé au bon moment, il marche bien mieux qu’une demande glissée à la toute fin.
Écran de fin
Les dernières secondes où YouTube affiche d’autres vidéos ou un bouton d’abonnement.
À prévoir dès le montage, pour ne pas cacher d’information importante.
Chapitres
Le découpage de la vidéo en parties, affiché sur la barre de lecture.
Ils aident le spectateur à s’y retrouver, et Google à comprendre la vidéo.
SEO YouTube
Tout ce qui aide une vidéo à être trouvée : titre, description, mots-clés, sous-titres.
Mais le meilleur référencement reste une vidéo qu’on regarde jusqu’au bout.
Miniature
L’image qui représente votre vidéo avant le clic.
Avec le titre, c’est elle qui fait le taux de clics.
Test A/B de miniatures
Proposer plusieurs miniatures et laisser YouTube mesurer celle qui fonctionne le mieux.
Le meilleur moyen d’arrêter de deviner ce qui plaît à votre public.
Statistiques YouTube
Les chiffres de YouTube Studio, expliqués simplement, pour comprendre ce que font vraiment vos spectateurs.
9 termes
Rétention d’audience
La courbe qui montre à quel moment les spectateurs décrochent.
L’outil le plus utile pour un monteur : chaque chute raconte quelque chose.
Durée moyenne d’une vue
Combien de temps, en moyenne, les spectateurs regardent avant de partir.
L’une des statistiques sur lesquelles le montage agit le plus directement.
Pourcentage moyen regardé
La part de la vidéo visionnée en moyenne par les spectateurs.
Pratique pour comparer une vidéo courte et une vidéo longue.
Vues intentionnelles
Les spectateurs qui ont vraiment choisi de regarder, pas ceux qui font défiler.
Surtout utile sur les formats courts, où une vidéo peut défiler sans être vue.
Taux de clics
Le pourcentage de personnes qui cliquent après avoir vu la miniature.
À toujours lire avec la rétention : cliquer ne suffit pas, il faut rester.
Impressions
Le nombre de fois où votre miniature a été affichée.
Beaucoup d’impressions, peu de clics : c’est la miniature ou le titre qu’il faut revoir.
Couverture
Le nombre de personnes uniques qui ont vu votre contenu.
Une même personne n’est comptée qu’une fois.
Engagement
Les interactions avec votre vidéo : likes, commentaires, partages.
Il montre que la vidéo fait réagir, pas seulement qu’elle a été vue.
Tableau de bord YouTube
L’espace de YouTube Studio qui regroupe les statistiques de vos vidéos.
Vues, durée de visionnage, abonnés, sources de trafic : tout est là.
Formats et réseaux sociaux
Chaque plateforme a ses codes. Un bon montage s’adapte à l’écran sur lequel il sera regardé.
7 termes
Shorts, Reels…
Les vidéos courtes et verticales pensées pour le mobile.
Accroche immédiate, sous-titres, aucun temps mort.
Format vertical
Le format 9:16, pensé pour les smartphones.
On recadre chaque plan pour garder le sujet au centre.
Format horizontal
Le format 16:9, standard de YouTube et des écrans d’ordinateur.
Le format des vidéos longues, qui laisse de la place aux plans larges.
Ratio d’image
Le rapport entre la largeur et la hauteur de l’image : 16:9, 9:16, 1:1, 4:5…
Il se choisit selon la plateforme, idéalement avant même de filmer.
Safe zones
Les zones de l’écran cachées par les boutons et textes des applications.
Sur TikTok ou les Reels, un sous-titre mal placé disparaît sous les icônes.
Trends
Les tendances virales du moment : un son, un format, un type de montage.
Elles passent vite : il faut être rapide et les adapter à votre sujet.
Buzz
Quand une vidéo devient virale et explose en vues en peu de temps.
Il ne se commande pas, mais il se prépare.
Export et technique
Les réglages qui font qu’une vidéo sort nette, légère et lisible partout. Pas le plus glamour, mais indispensable.
6 termes
Export
L’étape qui transforme le projet de montage en fichier vidéo final.
Un bon montage mal exporté, c’est une image floue ou un fichier énorme.
Codec
La méthode de compression d’une vidéo, comme le H.264 ou le H.265.
Il fait le compromis entre qualité et poids du fichier.
Bitrate
La quantité de données par seconde de vidéo : plus il est élevé, plus l’image est précise.
Trop bas, l’image se dégrade dans les mouvements rapides.
Cadence d’images
Le nombre d’images par seconde : 24, 25, 30, 50, 60…
À garder identique du tournage à l’export pour éviter les saccades.
Résolution 4K
Une image d’environ 3840 × 2160 pixels, quatre fois plus détaillée que la Full HD.
Pratique pour recadrer au montage sans perdre en netteté.
Proxy
Une copie allégée des rushs, pour monter de façon fluide même sur des fichiers lourds.
On monte en proxy, on exporte en pleine qualité.
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Je suis monteur vidéo freelance et je m’occupe de vos montages YouTube, de vos Shorts et de vos Reels, du derush jusqu’à la livraison. Envoyez-moi votre projet : je vous réponds personnellement sous 24 h.